A partir d’aujourd’hui, le 31 mars remplacera le 1 avril.

Pourquoi ? Parce qu‘aujourd’hui, le 31 mars 2015, un biohacker s’est injecté de la Chlorine E6 dans les yeux. Cette injection augmente son acuité visuelle et lui permet de voir dans l‘obscurité.

“Il s’agit d’une molécule chimique photosensibilisante qui absorbe les rayons lumineux, et que l’on retrouve dans l’organisme de certains poissons des abysses, indique le quotidien scientifique.”

Plus de 16 articles des sites d’information de la PQR et PQN reprennent cette information en une et la diffuse sur leurs réseaux sociaux : L’Obs, Sciencesetavenir.fr, ladepeche.fr , LCI/TF1, BFMTV …

Le seul hic, c’est que nous sommes le 31 mars et que cette information — malgré tout l’intérêt que je porte au biohacking — a une forte odeur iodée.

Je formule donc l’hypothèse suivante.

En opérant leur transition numérique, les rédactions web de sites d’information ont tué le 1er avril.

Cela car une information d’agence de presse diffusée le 31 mars, en vue d’une publication dans la presse papier le 1er avril, est reprise le jour même par les rédactions web.

La digitalisation des rédactions et la logique du “web first” de nos quotidiens régionaux et nationaux les amèneraient désormais à publier les “joke” de premier avril le 31 mars.

Enfin… ça n’est qu’une hypothèse. Mais si elle se confirme, nous pourrons dire que la transition numérique vient de tuer un poisson dont nous n’avions pas anticipé l’extinction. Une mauvaise nouvelle pour l’écologie et pour la presse 😉

N.B. Un remerciement particulier à la SNCF qui m’a permis de trouver le temps nécessaire à cette enquête.

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