Le changement d’échelle de l’économie sociale et solidaire (#ESS) passera-t-il par une hybridation de pratiques ?

Si c’est le cas, nous pourrons dire au revoir à cette économie alternative, cette économie autrement, (…), si souvent revendiquée. Il sera temps de saluer une économie épanouie.

Comme 11% des français, je travaille dans l’économie sociale & solidaire. C’est une forme de satisfaction, mais curieusement, après m’être réjoui des premières campagnes médiatiques sur la thématique, mon souhait serait de ne plus en entendre parler.

Derrière cette volonté, se cache une idée naïve : cela préfigurerait de l‘avènement d’une économie dont la solidarité serait une valeur intrinsèque.

Non pas que les entreprises ne s‘en préoccupent pas à ce jour, mais plutôt que les tendances sont nombreuses. Certaines se revendiquant d’une révolution industrielle, d’autres de l’économie du partage ou de l’économie collaborative, de l’économie de la fonctionnalité ou circulaire, de l’économie durable, soutenable, positive ou encore bleue.

Quel que soit le prisme choisi, derrière tout ces concepts — aussi séduisants soient-ils — il n’y a qu’une réalité : l’écosystème ; ou plus crûment : le terrain. Et la préoccupation des parties prenantes dans un monde en crise est la survie et le développement. Les stratégies peuvent être inventives et apporter des réponses sociales, environnementales, …, à des problématiques sociétales, mais le coeur des indicateurs de la performance reste économique, car ces marqueurs conditionnent la survie, le développement et une éventuelle pérénité.

Alors, pour voir émerger un monde circulaire, positif, (…), ou solidaire, il faut passer par des indicateurs économiques car ils sont les plus regardés. Il faut également trouver et mobiliser des pairs avec qui construire et partager des indicateurs d’impact social ou environnemental. Et enfin, il faut se confronter à des réalités différentes, faire des compromis avec d’autres parties prenantes, dépasser son éco-système, pour collaborer avec des acteurs dont les pratiques et objectifs sont différents voir antagonistes.

C’est de ces hybridations qu’émergeront de nouvelles réponses aux problématiques sociétales auxquelles nous sommes confrontés.

Alors, dans un monde ou l’économie dicte nombre de nos choix, dialoguons. Parlons busin#ess pour voir se multiplier les bénéfices sociaux et environnementaux de nos activités et lançons des processus d’open innovation, soyons de l’innovation sociale — des mots en vogue pour parler d’ouverture d’esprit et de collaboration.

Enfin, cela reste un court billet aux allures éditoriales, basé sur un ressenti, jeté sur un réseau social comme un caillou dans une flaque pour en observer les éventuels ricochets. On se retouve IRL @CaisseSolidaire, si vous voulez discuter financement des entrepreneurs de vos réseaux 😉

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