Dérailleur cassé, roue voilée, vélo hors service, marche à pied, métro, boulot… Les événements se succèdent et font place à la triste réalité du statut de piéton. Comme si ça n’était pas suffisant, s’ajoute à cela la pénibilité de la décision à prendre.

Faut-il réparer ou remplacer ? Si je répare, je prolonge la durée de vie de mon vélo et, par la même occasion, de la planète. Par contre je n‘ai pas tous les outils. Mon voisin est peut-être un peu mieux équipé ; il n’est pas là.

Pourquoi ne pas aller chez un spécialiste du vélo ? S’il accèpte de réparer mon vélo, je ne le révérai pas avant la semaine prochaine et j’aurai payé son prix d’achat en réparation.

God bless les politiques encourageant la création d’entreprises, la PQR qui ne jure que par les commerces de proximité et les réseaux sociaux qui offrent à cette dernière une seconde jeunesse ! Je découvre qu’un nouvel atelier dédié au vélo a ouvert à Lille. Je vais mettre les mains dans le cambouis.

Le concept n’est pas nouveau. Beaucoup d’associations sont sur le créneau, certains vélocistes s’y essayent, mais à Lille aucun n’avait aussi bien traduit sa proposition de valeur :

Un espace convivial et des outils en libre accès tous les jours de la semaine, des pièces de récup & neuves, de bons conseils et un café plutôt cosy. Le tout accessible à toutes les bourses.

J’ai passé 2 heures les mains dans le guidon, retiré mon dérailleur, dévoilé ma roue, raccourci ma chaine pour passer en single speed, bu un chocolat chaud et demain je pourrai retourner vaquer à mes occupations sur deux roues.

En conclusion de cette courte introspection colorée de DIY, les entrepreneurs de “les mains dans le guidon” semblent avoir construit un business model efficace au service des amoureux du vélo.

Sinon, pour parler Business Model & TPE/PME, rendez-vous à la Caisse Solidaire.

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