Sandrino a créé Smart France en 2008. Avec Nicolas et Sébastien, ils assurent aujourd’hui le développement de Smart.coop — société coopérative à responsabilité limitée à finalité sociale — qui regroupe les salariés/entrepreneurs de Smart France, Smart Belgique, etc. Cette coopérative européenne et aujourd’hui en position de disrupter l‘économie collaborative. Rejoignez le mouvement !

Rencontre avec Sandrino Graceffa, Nicolas Wallet et Sebastien Paule de Smart

Smart France a d’abord été créé pour permettre à des acteurs du secteur culturel & artistique de mutualiser leurs moyens administratifs et de sécuriser leur travail. 10 années plus tard, la typologie des membres s’est considérablement diversifiée. Freelances du web, consultants, coursiers à vélo — ceux qui livrent vos commandes de burgers pour le compte des marketplaces — ont rejoint Smart pour former une communauté hétéroclite et solidaire. Ces 35 000 entrepreneurs coopérateurs sont répartis dans 9 pays ; Smart Coop et ses membres réalisent un chiffre d’affaire de 200M€.

En vraie startup à impact social, Smart se concentre sur le développement de services et produits à valeur ajoutée pour les membres de sa communauté. Après avoir industrialisé son cœur de métier initial — 1 million de contrats de travail ont été produits en 2018 — , la coopérative investit pour mieux accompagner ses membres et leur proposer de nouveaux services. Smart crée et anime des tiers lieux pour sa communauté, leur propose des services financiers, etc.

En 2016, nous avions accueilli les premiers coursiers qui travaillaient pour la plateforme collaboration “Take it Easy”. Smart a regroupé suffisamment de coursiers pour négocier collectivement avec les plateformes des conditions plus favorables à ses salariés entrepreneurs. Dans un environnement qui évolue rapidement et fortement, ces acquis sont difficiles à obtenir et à maintenir, c’est pourquoi nous portons politiquement ces sujets (cf. communiqué de presse).

Sandrino Graceffa

Aujourd’hui, Smart vient de changer d’identité visuelle et lance une nouvelle phase de développement international. L’entreprise veut être plus inclusive et augmenter son impact social au profit des salariés/entrepreneurs.

Forte de sa communauté de salariés/entrepreneurs, elle dialogue avec les plateformes de l’économie collaborative pour assurer des conditions de travail satisfaisantes aux freelances qui deviennent coopérateurs de Smart. Si cela n’arrive pas à se faire par le dialogue, Smart est prêt aller au cœur des quartiers pour expérimenter une plateforme de service en ligne et disrupter le modèle économique de l’économie collaborative.

“Quel est le rôle de la banque dans tout ça ?”, Sandrino souligne une nécessaire qualité de la relation. Il y a un besoin de proximité avec le conseiller qui doit comprendre notre modèle économique atypique et accompagner notre croissance. Nous avons besoin de produits financiers mais également de services techniques car nous avons des processus industrialisés et des flux financiers importants.

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